Marick

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tendresse

Elle est là, elle arrive en courant.

Sa sacoche à la main, vive, le visage concentré sur la préparation de la seringue et la lecture de l’ordonnance. Puis d’un geste prompt, détourne l’attention de ma fille pour piquer.

Je ne pensais pas ce jour-là avoir autant d’amitié pour elle encore 35 ans après.

Cette femme si professionnelle, si énergique, ne montre pas ses souffrances d’enfant « traitée » durement toujours insatisfaite en recherche de perfection et d’amour. Elle n’y arrive pas. Même lorsque je lui montre tout ce qu’elle a réussi, donner sa tendresse, son dévouement autour d’elle. A sa famille, à ses amis. Non elle pense qu’elle ne « vaut rien », qu’elle est inutile.
Mais non Marick. Je me souviens des moments douloureux où ton affection présente était là pour moi.

Je t’aime ma Marick.

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